RENCONTRE Normandie-Bretagne « A la découverte du Pays de la Roche d’Oëtre »

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RENCONTRE Normandie-Bretagne « A la découverte du Pays de la Roche d’Oëtre »

Un beau week-end organisé par Jean – Pierre et son équipe.

Comme chaque année, se retrouver le temps d’un week-end avec l’association bretonne est toujours un moment d’amitié et de partage bien agréable.  Trois journées bien sportives, comme d’habitude, cette région nous offrant un dénivelé important en plus des magnifiques chemins boisés. Paysage de montagne qui culmine à 118 m au  dessus de la vallée et curiosité géologique, ces roches façonnées par l’érosion nous permettent ainsi, de découvrir un « profil humain ».

Belle descente escarpée vers les gorges de la Rouvre, balade entre la roche d’Oëtre et la maison de la Rivière, avec les éboulis qui nous content son histoire tumultueuse. Aujourd’hui  la Rouvre coule douce et murmurante on dit qu’elle « chante », on parle aussi du « chant des cailloux ». Quelques pêcheurs sont là, pour le plaisir, car il est obligatoire de remettre sa pêche à l’eau. Ils sont dans un « Espace Naturel Sensible » de protection de la faune et de la Flore. On y trouve des arbustes d’aulnes glutineux, de grandes fougères ainsi que la bruyère. Les loutres ne se sont pas montrées, dommage.

Nous traversons un grand pré pour accéder à la Maison de la Nature, malheureusement  elle était fermée.

Pour clore la journée du samedi une messe nous était proposée. Le prêtre de Giel n’a pas cessé de louer les pélerins et d’accompagner nos chants à la guitare. Un vrai régal.

En rentrant au gîte nous avons salué le Poilu prêt à lancer sa grenade. Curiosité du monument aux morts : on y trouve une plaque pour ceux qui sont morts entre 1872 et 1913, probablement lors des campagnes dans les colonies.

Notre week-end se termine le dimanche à 16h un petit coup à boire avant de se séparer, comme d’habitude, avec beaucoup de morosité. Nous nous retrouverons l’année prochaine en Bretagne.
Merci à cette équipe de l’Orne qui nous a apporté bien-être, chaleur, sourires et bonne humeur.

Nicole

8 ème Rencontre Bretagne – Normandie
Vendredi 06, Samedi 07 et Dimanche 08 septembre 2019
« A la découverte du Pays de la Roche d’Oëtre »

Cette année 2019 ; l’Association Normande des Amis de St Jacques organisait la 8ème rencontre Bretagne-Normandie et accueillait son homologue bretonne dans la région géographique des « collines de Normandie », plus précisément en « Suisse Normande » au pays de « la Roche d’Oëtre ».  A la confluence de deux rivières, l’Orne caractérisée par sa vallée encaissée et la Rouvre, marquée par de profondes gorges, il nous offrit de jolis paysages dignes des régions montagneuses. Il ne nous fera pas oublier, tout au long des trois jours, que nous sommes sur les contreforts de la plus vieille montagne de France : « le Massif Armoricain ». Pour les étourdis, le relief des randonnées s’en chargea.

* Vendredi 06 septembre :

En milieu de matinée, commença, pour l’équipe organisatrice de l’Orne, la préparation pour un bon accueil des participants : prise en compte des deux gîtes : Bréel et St Philbert, décoration de la salle à manger, prise en main du matériel de cuisine, déchargement, répartition et rangement des courses, derniers détails d’organisation tel que la décision de regrouper la restauration sur la cuisine de Bréel, mieux équipée.

Vers 12h30, la bande : Anne-Marie, Brigitte, Dominique, Jacqueline, Gaston, Jean-Marie, Michel et Jean Pierre se retrouva pour un pique-nique commun fait des ingrédients préparés par chacun … Le soleil présent, la chair bonne, les liquides gouleyants, la bonne humeur de mise, le repas dura . Les premières arrivées se présentèrent venant toutes les quatre de Seine Maritime. Instant d’émotion, avions-nous tant tardé et oublié  l’heure? Nenni, Huguette, Marie-Laure, Nicole et Denis avaient préféré venir jusqu’ici pour déjeuner ; fausse alerte et partie remise. De 15h à 15h50, les arrivées des véhicules venant du 50, 44, 27, 29, 76, 35, 14, 61, 56, 22 s’échelonnèrent et nos compagnes et compagnons de chemin purent se retrouver avant la première sortie du weekend. L’installation dans les gîtes se fera au retour de celle-ci. Le ciel, d’où un magnifique soleil nous dardait de ses rayons en début d’après-midi, se couvre peu à peu de nuages. La clarté solaire disparaît progressivement au profit du gris normand indéfinissable et changeant alternativement lumineux ou clair-obscur . Aurons-nous de la pluie ?

A 16h, premier rassemblement, Brigitte, notre guide pour les trois jours, donne les consignes de sécurité et de marche puis la répartition des « gilets jaunes » dans le groupe et rappelle leurs rôles. Nous quittons le gîte pour une boucle de 9 km à « la découverte des environs de Bréel ».

A peine démarrés, nous faisons un premier arrêt au niveau d’un groupe de maisons possédant une particularité du bocage ornais : une entrée de cave-cellier aux montants latéraux en granit taillés en arrondi ainsi que ainsi que la traverse supérieure. La raison en était de pouvoir sortir tonneau ou barrique sans avoir à les démonter pour les nettoyer avant d’y introduire la boisson locale, le cidre .

Nous poursuivons notre marche par des chemins creux, appelés aussi « chemins de chouans », bordés de talus surmontés de haies qui ,en certains endroits, tendent à disparaître là où les prairies plantés de pommiers sont remplacées par des champs de cultures . Nous traversons des bois aux essences diverses et mélangées, feuillus là où la terre est relativement riche et profonde, résineux là où la roche affleure la surface. Nous empruntons de petites routes de campagne qui musardent à travers une zone accidentée et permettent la découverte d’une nature diversifiée à chaque virage et relient un habitat disséminé, souvent ancien mais restauré ou quelquefois en ruines  . Dans cette alternance de paysages variés que nous offre ce coin de bocage normand, nous découvrons, perdu au milieu d’un bois, la « chapelle du blanc rocher », bâtie en 1855, avec sa tour carrée, sa voûte en forme de coque de bateau renversée et sa toiture particulière rappel des églises normandes construites en Angleterre après sa conquête par « Guillaume le Conquérant ». La poursuite de notre randonnée nous vaut deux situations cocasses dues à notre guide qui, pris par des explications ou discussions, dépasse des embranchements avec à sa suite, le groupe; inattentions vite réparées et prises à la rigolade . Quelques gouttes de pluie …. « Ce n’est qu’une ondée » . Le gîte est proche.

Dès l’arrivée, la répartition des participants se fait. La majorité du groupe s’installe à Bréel, l’autre partie (4 bretons et 9 normands) se rendra à celui de St Philbert après le repas pris en commun. Les consignes et les horaires pour le lendemain sont donnés ou rappelés. Les victuailles sortent des sacs ou glacières. Les personnes s’installent. Les langues se délient. La bonne humeur est présente, c’est le plus important .

* Samedi 07 septembre :

Dès 6h45, l’équipe d’organisation est sur le pont pour la préparation des petits-déjeuners, renforcée par Simone qui a apporté son percolateur à café, merci pour ton aide. A  7h30, de nombreux convives sont à table mais impossible de le lancer car le pain n’est pas arrivé. Avec 10 mn de retard, en cause le boulanger pas prêt et le brouillard rencontré, Anne-Marie se présente avec le précieux ingrédient. Nos amis, hébergés à St Philbert, nous rejoignent. Le plein d’énergie fait, chacun s’équipe pour la journée de randonnée. Il a beaucoup plu cette nuit. Si la pluie a cessé, le ciel est gris avec de gros nuages plus ou moins foncés.

Avec les arrivées des derniers participants à la journée, le rassemblement se réalise marqué par le rappel des consignes de sécurité et de marche, la présentation de la journée et la traditionnelle photo de groupe … Le départ s’effectue à 8h45.

Nous quittons Bréel par un joli chemin ombragé et sans difficultés, faisant partie du sentier du granite. Rapidement, après le hameau du Breuil, apparaissent les premières montées nous permettant de rejoindre la ligne de crête qui nous mène vers le site de « La Roche d’Oëtre ». Sur cette portion, Marie-Laure, aidée par ses accompagnatrices, doit faire preuve d’une forte concentration ainsi que d’une grande confiance en ses guides pour éviter les difficultés du chemin dans lequel nous serpentons . Un arrêt au village d’Oëtre, outre de nous offrir un temps de récupération, nous permet d’admirer un habitat typique du bocage normand de construction en pierres de granite, nous rappelant la présence du Massif Armoricain, des toits de chaume ou de d’ardoises et dans le mur d’une habitation à l’intérieur d’une niche, une statuette représentant un pèlerin, St Jacques ou ?… Le ciel reste obstinément gris, nous repartons pour atteindre le point le plus haut de notre parcours . De là, nous découvrons la vallée de l’Orne et les coteaux et falaises qui le (l’Orne est un fleuve) bordent tandis que celle de la Rouvre nous est cachée par les bois recouvrant le site de La Roche d’Oëtre mais se laisse deviner. Au lieu de nous rendre directement vers celui-ci nous descendons partiellement vers la vallée de l’Orne pour mieux remonter, à travers une forêt, vers St Philbert et ses falaises dominant quatre méandres du fleuve. De l’esplanade d’observation, un magnifique paysage s’ouvre devant nos yeux. Devant nous, la vallée étroite, prisonnière entre deux coteaux, s’évase et le fleuve prend son temps, freiné par un barrage de régulation, avant de poursuivre vers la mer. D’autant qu’à l’horizon se profile le rétrécissement constituant le cœur de La Suisse Normande : Pont d’Ouilly, Clécy, St Rémy et Thury-Harcourt.

La fatigue commence à se sentir, certains réclament un temps d’arrêt. Encore un effort, la halte du matin est prévue dans 1 km. La distance est vite couverte. Anne-Marie nous y attend avec eau, jus d’orange, gâteaux et boissons chaudes sur le parking de la jolie petite église de la Plisse. Pendant la pause beaucoup de marcheurs, oubliant leur fatigue, l’admirent et la visitent : église du 12ème siècle dédiée à St Philbert possède une toiture en bardeaux en bois de châtaigniers, à l’intérieur statues et accessoires médiévaux.

La halte finie, nous descendons vers le bourg de Rouvrou puis cheminons vers le lieu-dit : le cul de la Rouvre, lieu où la rivière « la Rouvre » se jette dans l’Orne et où commence le rétrécissement aperçu précédemment. Nous y allons et d’un petit pont devinons au travers d’un rideau d’arbres, l’endroit. Demi-tour sur 200 m, un sentier de chèvres balisé GR, nous attend pour atteindre le haut de la colline formant barrière et obligeant la Rouvre à se jeter dans l’Orne. La montée, bordée d’une lande arborée d’arbustes rabougris, suite à un incendie passé, reprenant vie et d’ajoncs, est rude, entrecoupée au deux tiers par un point d’observation sur « Pont des Vers » et  « Mesnil-Villement ».  Nous terminons l’escalade et retrouvons un chemin au sommet. Avant de traverser une route , nous attendons les participants dont les arrivées s’échelonnent. Merci aux « gilets jaunes » et à ceux qui ont aidé les personnes en difficulté.  Le temps s’écoule plus rapidement que prévu. Nous entamons la descente vers Rouvrou en marchant à l’orée d’un bois longeant le plateau qui constitue le sommet de la colline. Une grande descente nous permet d’arriver au milieu du village.

Certains commencent à ressentir la faim. Le responsable décide de prendre un raccourci, en accord avec la guide, pour se diriger vers le site de « la Roche d’Oëtre », lieu choisi pour le pique-nique . Après 45 mn d’une montée suivi d’une zone plane, les amis bretons et normands atteignent l’endroit sous un ciel de plus en plus gris . Il est 13h15 quand nous nous installons aux tables de l’aire de pique-nique pour un repas tiré du sac. L’heure de départ et le lieu de rendez-vous indiqués, chacun peut reconstituer sa réserve d’énergie. Quelques gouttes intermittentes se font sentir. Rien de grave, il est connu que  « la pluie n’arrête pas le pèlerin ».  Nous n’aurons pas à vérifier.

A l’heure dite, le groupe se retrouve et commence la visite du site et de ses lieux remarquables en passant de l’un à l’autre des différents points d’observation sur les gorges de la Rouvre et leur environnement. Marie-Laure avertie des difficultés de la marche le long de la rivière, décide de rester avec Anne-Marie dans la voiture de liaison. Avant d’entamer la descente vers la Rouvre, le groupe se divise en deux sous-groupes, l’un prend la voie rapide avec Brigitte, l’autre la voie dite douce avec Jean Pierre. Pour les dits-doux, elle fut plus paisible malgré quelques difficultés vite surmontées en s’entraidant. Tout le monde se retrouve au bord de l’eau pour écouter le chant de l’eau sur les blocs de granite tapissant le lit de la rivière et chercher à apercevoir une bergeronnette des ruisseaux ou une loutre qui peuplent le fond de la gorge .

Une lente marche commence alors sur un sentier, d’abord facile puis peu à peu plus tourmenté où la file indienne est la règle et l’entraide un bon conseil mais partout une attention de chaque instant une exigence. Nos marcheurs découvrent vite que tous les rochers tombés de la falaise au fil des âges ne se sont pas tous rendus dans le cours d’eau. Certains sont restés en chemin en éclatant en petits blocs et ont tapissé le passage. La Rouvre quitte régulièrement son lit chaque hiver et devient un torrent, ce qui provoque de profondes ravines qu’il faut franchir. La fatigue se révélant et la nécessité de se regrouper, Alain propose un temps de méditation improvisée où chacun s’installe sur son gros caillou ou s’allonge sur la berge. Puis tout le monde ferme les yeux à l’écoute de l’eau sur les pierres de granite comme seule pensée. Merci à tous d’avoir si simplement participé.

La pérégrination reprend. Le sentier s’élargit jusqu’à devenir un chemin de promenade. Nous sortons des gorges et arrivons sur le domaine de la « mulette perlière » :  une moule d’eau douce, d’une grande rareté, que l’on ne retrouve que dans les cours d’eau en très bonne santé sur le plan écologique. Nous débouchons dans une prairie où se trouve une tourbière que nous franchissons sur un chemin de caillebotis en bois et remontons vers l’église de Bréel, à proximité de notre gîte. La randonnée se termine mais la journée n’est pas finie.

A 18h30, un office du dimanche est proposé à ceux qui le souhaitent et célébré en l’église de Bréel par un Père salésien et guitariste. Il sera rehaussé par une homélie en lien avec St Jacques et les marcheurs de Compostelle, remarquable ainsi que par de nombreux chants dont un « Ultreïa » final plein de vitalité.

La soirée festive peut débuter marquée par l’arrivée, plus tôt que prévue, de notre Présidente et du trésorier, venant du forum des associations de Rouen où ils nous représentaient . Leur présence donne le top départ de l’apéritif où tous sont conviés et au cours duquel a lieu l’échange des cadeaux entre Patricia, la présidente de
l’association des normands et Pierre, le représentant de celle des bretons. La joie et la bonne humeur font oublier la fatigue du jour et animent le repas et son après. Le départ dans la nuit de nos amis hébergés à St Philbert nous la rappelle ainsi qu’une nouvelle randonnée le lendemain.

* Dimanche 08 septembre :

Le jour n’est pas encore levé que l’agitation gagne le gîte qui s’accroît au fur et à mesure que la matinée s’avance. Le petit-déjeuner avalé, le rangement des affaires personnelles dans les voitures ainsi que celui du matériel du gîte effectué, le ménage des chambres et des parties communes réalisé, la présentation de la journée
et les dernières consignes peuvent être transmises. Le moment de quitter le gîte est arrivé. Nous le quittons en voiture pour nous rendre à Notre Dame du Rocher, point de départ de la boucle du matin.

Le comptage fait, tous les participants sont présents. Le groupe quitte le point de rassemblement pour se diriger, après la traversée de la départementale, vers le pont de Taillebois par une route de campagne qui, après la dernière habitation, se transforme en chemin de liaison. A proximité de l’ouvrage, nous traversons, à nouveau, la
voie départementale, la longeons sur 300m en passant le pont pour retrouver le chemin qui mène au lieu-dit le « chant des cailloux ». En le remontant le long de la Rouvre dans sa partie dite haute, nous parvenons au site ainsi décri t :
« On croit arriver dans un champ de cailloux, délicatement déposés depuis la nuit des temps sur un grand tapis de verdure . Tout ici respire la sérénité. Le végétal sublime le minéral ou peut-être est-ce le contraire . La Rouvre y coule, tantôt vive et bruyante, tantôt douce et murmurante ».
Cependant en ce jour, le temps est incertain et le soleil avare de ses rayons, le vent s’est absenté et la Rouvre beaucoup trop sage après la période caniculaire précédente. Nous n’aurons pas droit au chant des cailloux.

Nous poursuivons notre marche par un sentier au milieu de bois sans difficultés immédiates. Celles-ci se présentent rapidement. Gaston remplace Jean Pierre comme serre-file. Celui-ci prend en charge Marie-Laure, non voyante, pour l’aider à franchir les obstacles que constituent :
     – un sentier serpentant au milieu d’une zone arborée et bordé de trous d’eau où la boue a remplacé celle-ci,
     – un éboulis rocheux délimité d’un côté par la rivière et de l’autre une barrière rocheuse verticale,
     – une montée abrupte, véritable sentier de chèvres.

Le franchissement réalisé, ils poursuivent leur tandem pour rattraper le groupe et entraînent les derniers. Il est 11h quand nous retrouvons pour une pause Anne-Marie et Michel qui nous apportent : café, jus d’orange, thé, eau et gâteaux.

Après cette collation réparatrice en énergie, nous entrons dans un bocage de prairies d’élevage fortement arboré de haies, pommiers et châtaigniers le long du chemin et découvrons une particularité encore présente : la haie plessée  qui permettait, avant la première guerre mondiale (le fil de fer barbelé n’existait pas) de laisser le bétail aux champs sans surveillance. D’après un document de présentation :
« On la trouve sous la forme de « reliques » de plessage que l’on ne peut maintenant découvrir ces techniques oubliées, l’hiver étant la saison la plus propice à la recherche de ces vieilles haies ouvragées. On retrouvera facilement ces marques sur les grosses branches horizontales de hêtre, de charme, de noisetier qui ont conservé une forme que le paysan leur avait imposée il y a bien souvent quelques décennies. Les haies plessées de hêtre sont sans doute les plus harmonieuses. Leurs troncs gris incrustés de lichens prennent l’allure de candélabres aux formes variées. Ces végétaux, « torturés » par l’homme, ont mémorisé des pratiques aujourd’hui disparues. Ces haies, considérées maintenant comme « patrimoine » en raison de la valeur ethnologique qu’elles représentent mériteraient d’être préservées. Un classement des plus représentatives serait souhaitable avant leur totale disparition ! ».

Nous sommes de retour à Notre Dame du Rocher et retrouvons nos véhicules pour nous rendre à la maison de l’eau et de la rivière, point de départ de la boucle de l’après-midi, où nous pique-niquons.

Le repas se déroule en plein air sur l’aire de pique-nique aménagée. Bretons et normands commencent à bien se connaître et la bonne humeur règne.

Rapidement, trop à ce qu’il paraît, l’heure du départ pour le circuit des Fontaines se présente. Promptement, les accessoires de repas sont rangés dans les voitures.

Tout le monde est prêt, le départ peut être donné pour une petite boucle de 7 km. La marche commence par un déplacement d’environ 500 m sur la départementale en montée avant de retrouver petites routes et chemins plus propices au déplacement d’un groupe dont beaucoup de membres ont encore envie de discuter avant de se
séparer. La première voie nous permet une vue sur le village de Bréel depuis l’autre versant de la vallée de la Rouvre. Elle nous permet de resituer géographiquement les différents lieux des activités menés ces trois derniers jours. Les paysages plus intimistes et confidentiels paraissent plus aérés que ceux traversés lors des deux randonnées précédentes car moins boisés. L’habitat rencontré sur ce parcours participe à cette impression . Ils laissent beaucoup de temps aux échanges.
La maison de l’eau et de la rivière est en vue . Notre circuit se termine.

La tradition veut qu’avant de se quitter qu’un pot d’au revoir nous réunisse. Bonne et belle coutume à laquelle nous ne dérogerons pas. L’ensemble des participants se regroupe dans le parc du lieu. Les produits du terroir, liquides et solides, sont présents. Chacun peut les déguster tout en écoutant les propos des responsables. Les
premiers départs ont lieu, d’abord ceux des plus éloignés, puis peu à peu les autres suivent dans les aurevoirs des restants. Merci à toutes et tous de votre présence conviviale et sympathique . Je tiens à adresser mes chaleureux remerciements à l’équipe qui m’a aidé à vous accueillir durant votre séjour à la découverte du pays de la Roche d’Oëtre, chacune et chacun selon ses disponibilités tant dans la préparation que dans votre accueil : Anne-Marie, Brigitte, Dominique, Jacqueline, Gaston, Jean-Marie, Michel ainsi que celles et ceux qui ont participé à différents services.


A TOUTES et TOUS, AU PLAISIR de se RETROUVER L’AN PROCHAIN en BRETAGNE .

Jean Pierre LEPREVOST , délégué ORNE de l’Association Normande des Amis de Saint Jacques

2019-10-31T06:11:54+01:00lundi 28 octobre 2019|Categories: 61, Rencontres, Weekend|Tags: , |